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Nous proclamons notre amour.

Temps de prière à l'occasion d'une nouvelle union
Prière d'accompagnement des couples remariés civilement,

Cheminement et matériaux utiles pour la célébration.

Présentation

Vous viviez en couple, vous étiez ou non "mariés" officiellement (civilement et ou non religieusement), peut-être avez-vous eu des enfants ; et puis voila que tout s'est écroulé : l'échec !

Vous préparez actuellement une nouvelle union et vous souhaitez témoigner de ce nouvel engagement devant Dieu et vous êtes en attente d'un temps de célébration autour de cet amour.

Vous espérez ou savez que Dieu sera présent pour fêter avec vous cette nouvelle union et vous éprouvez un profond désir de soutien et de prière au sein de la communauté.

Nous pensons que votre demande peut aboutir à un accueil véritable et festif au sein de la communauté chrétienne.

Cette célébration doit-être votre célébration et c’est à vous qu’il incombe donc de choisir textes, prières, gestes et chants.


Introduction

Divorcés - remariés !
J'aimerais ici rassurer ceux que cette proposition effraie : il ne peut pas y avoir confusion à mon sens entre un mariage et un re-mariage, entre la célébration sacramentelle et un temps de prière, car jamais un couple ne se présente de la même manière à un deuxième engagement qu'à un premier. C'est vraiment ce que j'ai constaté tout au long de ma pratique pastorale. Il y a dans le premier - ou le seul - 'oui' une «insoutenable légèreté de l'être», pour reprendre les termes de l'écrivain Kundera, que jamais au grand jamais on ne peut retrouver par la suite.

Force est de constater que le divorce n'est vraiment plus une exception, c'est sûr. Mais de manière générale, les re-'mariages' religieux restent minoritaires par rapport aux « premiers » mariages religieux.   

Il ne saurait y avoir de vrai « re- »mariage, et c'est ce qu'a bien senti la liturgie orthodoxe. Un couple qui va au-devant d'un deuxième engagement le fait avec beaucoup plus de gravité, moins d'illusion, plus de réalisme. Je propose à tous les futurs mariés un temps de confession des échecs, au début de la célébration : cette possibilité n'est en général utilisée que par les couples où l'un des deux se re-marie. Mais je peux dire que pratiquement tous les couples que j'ai vu se re-marier ont souhaité avoir ce temps pénitentiel.

Ce moment peut même revêtir un ton émotionnel fort : je me souviens d'un re-marié qui a tenu à faire une longue prière pénitentielle, en y prononçant les noms des quatre enfants nés de son premier mariage, quatre enfants presque tous déjà adultes. L'homme s'est mis à pleurer au moment où il a prononcé le nom de ses quatre enfants en leur demandant pardon. A cet instant, je me suis demandée un moment comment cette célébration de mariage allait pouvoir se poursuivre, mais tout s'est déroulé dans la sérénité, et j'ai ressenti ce jour-là une authenticité qui est loin d'être de mise pour bien des «premiers» mariages. Qu'à chaque instant de nos vies, il y ait des chemins de bénédiction possibles, comment en douter ?

Assumer l’échec

J'estime aussi dire que la démarche « d'annuler » un mariage me semble irréaliste anthropologiquement, si ce n'est dans des cas très rares et spécifiques. Je me souviens d'une jeune femme très catholique que son mari avait très tôt quittée pour une autre; elle s'était ensuite remariée civilement et se désolait que son Eglise n'ait que l'annulation à lui proposer : «Je me suis vraiment engagée, me disait-elle. J'y croyais de tout mon cœur. Je ne peux pas dire qu'il n'y avait rien, que tout cela est annulé, comme si cela n'avait pas existé. Ce que j'ai vécu, je l'ai vécu».

En Christ, la souffrance et l'échec ne sont pas appelés à être annulés, mais assumés. Au temps pascal, ce qui nous est donné à méditer c'est l'icône d'un Christ ressuscité avec la marque des clous. La vie nouvelle n'a pas effacé les lieux de souffrances, elle les a glorifiés sans les annuler. Je crois profondément que nous sommes appelés à assumer la marque de nos clous, dans une vie qui aspire chaque jour davantage à assimiler les forces résurrectionnelles.

Claire Clivaz : extraits de son témoignage  paru dans 'Envol' n° 112


Exigences

Qu'il nous soit permis ici de rappeler les quelques exigences fondamentales préalables à une telle célébration.

Avant toute autre chose, il faut qu'un travail de repentance ait été fait par celui ou celle qui a connu l'échec de son premier engagement.   En effet, dans une telle situation chacun a été (ou est) tour à tour offensé et offenseur !   Il est indispensable que 'offensé' il ou elle, ait au minimum le courage, comme le Christ en croix, de prier : « Père, pardonne leur, car ils ne savent ce qu'ils ont fait» et que 'offenseur' il ou elle, ait le courage de s'excuser pour le mal commis. (voir la page Le sens vrai du pardon).

C'est le motif pour lequel nous vous proposons de commencer la célébration par un temps de pardon.

Il y a aussi le respect des exigences minimales de la justice à l'égard du premier conjoint comme - par exemple - pension alimentaire, droit de visite, etc.

(Voir aussi des extraits des orientations pastorales des diocèses de Bruxelles et de Liège page Cheminer)

Nous vous souhaitons « Bon travail ! »


Orientations pastorales

Ces réflexions sont tirés des orientations concernant l'accueil pastoral des personnes divorcées qui demandent un temps de prière à l'occasion d'un nouveau mariage civil.  Ils sont extraits du vade-mecum des sacrements, publié par le vicariat de Bruxelles.  www.catho.be -> documents -> 2005 vade-mecum sacrements -> remariage

* Les personnes divorcées ont traversé des épreuves souvent douloureuses qui demandent une attention particulière de l’Eglise. Leur situation est délicate car elle affecte des tiers (conjoint, enfants, famille, amis…) et touche à des questions si importantes aujourd’hui telles que le sens de la parole donnée, la fidélité, la dimension sacramentelle du mariage.

* Il faut rappeler clairement que la situation ecclésiale de ces personnes ne crée aucune difficulté et qu’elles sont appelées à participer sans restriction à la vie sacramentelle. L’Eglise demande qu’on leur apporte « estime, solidarité, compréhension et aide concrète » et dit à leur propos que leur « témoignage de fidélité et de cohérence chrétienne est d’une valeur toute particulière pour le monde et l’Eglise ; celle-ci doit plus que jamais leur apporter une aide pleine de sollicitude affectueuse, sans qu’il n’y ait aucun obstacle à leur admission aux sacrements » (Familiaris Consortio, 83, Exhortation apostolique de Jean-Paul II, 1981).

* Dans leur cheminement personnel - et pour des raisons diverses qu’il est important de savoir distinguer - d’autres chrétiens en viennent à s’engager dans une nouvelle union et se remarient civilement. Bien des malentendus et des préjugés demeurent à leur égard malgré le fait que l’Eglise ait récemment – et à plusieurs reprises – recommandé à tous les membres de la communauté chrétienne de faire en sorte « qu’ils ne se sentent pas séparés de l’Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie ».

* En ce qui concerne la communion eucharistique des divorcés civilement remariés, les évêques de Belgique ont précisé, le 8 novembre 1994, que :« Dans ce cas comme dans d’autres, ils soulignent aussi le rôle important de discernement de la conscience personnelle bien formée. »

* Le fait que des parents soient divorcés ou divorcés remariés n’est pas une raison pour ne pas accueillir au baptême, à la première communion, à la réconciliation, à la profession de foi ou à la confirmation un de leurs enfants si - comme pour toute demande de sacrement concernant un enfant - les parents s’engagent à ce qu’il puisse recevoir une éducation chrétienne et pratiquer sa foi.

On peut lire l'entièreté de ce document sur : www.catho.be -> documents -> 2005 vade-mecum -> remariages.


Plan de cette partie

Cheminer vers cette nouvelle union : Conseils et orientations pastorales.
Sens
de cette liturgie  
Comment se déroule cette célébration.
Plan de la célébration  ... comme le dit le titre !
Construire la célébration : Partie par partie, le choix des textes, des prières ...
Eucharistie : vous y trouverez une réflexion sur ce que signifie une Eucharistie et les motivations pour l'ajouter éventuellement à votre célébration de l'Amour.


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