Histoire des paroisses d'Auderghem

        

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Histoire de
N.D. des Grâces Chant d’oiseau

Il y a 450 ans . . .

Naissance de l'archidiocèse de Malines

Un diocèse [d'un mot latin, emprunté au grec dioikesis, administration] est, dans l'église catholique, une circonscription ecclésiastique sur laquelle un évêque, en communion avec Rome, a juridiction.

Suite à une bulle du 12 mai 1559, le pape Paul IV définit, au sein des Pays-Bas Espagnols (alors sous l'autorité de Philippe II, fils et successeur de l'empereur Charles-Quint) trois nouvelles provinces ecclésiastiques: Cambrai, Malines et Utrecht, en tout 18 diocèses.
CAMBRAI: Saint-Omer, Arras, Cambrai, Tournai et Namur
MALINES: Ypres, Bruges, Gand, Anvers, Malines, Bois-le-Duc et Ruremonde
UTRECHT: Middelburg, Haarlem, Utrecht, Deventer, Leeuwarden et Groningue

Deux remarques: d'une part le diocèse de Liège dépend de l'archevêché de Cologne, ce qui correspond au fait que la Principauté de Liège est liée à l'Empire Germanique; et d'autre part l'archidiocèse de Malines est créé aux dépens des anciens diocèses de Cambrai (à l'ouest) et de Liège (à l'est).



Mais pourquoi cette décision de créer cette nouvelle structure diocésaine ?

Le XVIe siècle voit l'éclosion de la Réforme Protestante. Luther (1483-1546), en Allemagne, ouvre le mouvement, en publiant sa doctrine en 1517. Calvin (1509-1564), en France, se rallie à la Réforme en 1533, et s'installe vers 1540 à Genève. En Angleterre, le roi Henri VIII rompt en 1534 avec Rome, qui refusait son divorce d'avec Catherine d'Aragon, et se proclame le chef de l'Eglise d'Angleterre: c'est le début de l'anglicanisme, qui va évoluer de façon assez complexe. En France, les protestants sont appelés Huguenots. Ils sont finalement acceptés par un édit de pacification, l'édit de Nantes qui date de 1598, signé par Henri IV. Cet édit sera révoqué en 1685 par Louis XIV (sauf en Alsace), entraînant l'exode de nombreux protestants dans des pays plus accueillants.

En réaction à la Réforme, la Contre Réforme, ou Réforme Catholique, est principalement l'œuvre du Concile de Trente (1545-1563), convoqué par Paul III et clos par Pie IV. Le concile va réviser la discipline dans l'Eglise, pour la raffermir, et réaffirmer solennellement les dogmes de sa doctrine.

C'est dans cet esprit que s'opère la refonte des diocèses de 1559. L'archevêque de Malines y reçut le titre de Primat des Pays-Bas. Afin de lui assurer des ressources financières suffisantes, l'abbaye d'Affligem (près d'Alost) lui fut attribuée. C'est ainsi que l'archevêque de Malines fut également l'abbé d'Affligem, jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, c'est à dire à la Révolution Française.

Le renouveau pastoral se fit cependant attendre dans nos régions, en raison de l'insurrection des Pays-Bas contre Philippe II et ses représentants (le sanglant duc d'Albe… ). En fait ce n'est que sous Mathias Hovius, troisième archevêque de Malines (1596-1620), que la réforme catholique progressa, entre autres par la création d'un séminaire pour la formation des prêtres (auparavant le bas clergé n'en avait guère) et la publication d'un premier catéchisme. Sa rédaction en avait été confiée aux Jésuites, dont l'ordre avait été fondé en 1540 par Ignace de Loyola (1491-1556), et qui contribuèrent brillamment à la restauration de l'Eglise.

La Révolution Française, conséquence des défauts et abus de l'Ancien Régime, fut, il faut le rappeler, au mépris de son slogan "Liberté, Egalité, Fraternité", particulièrement odieuse. Notre pays (dès 1792) fut exploité (lourdes contributions de guerre, enlèvement de richesses artistiques, conscription des jeunes [certains se mutilaient pour y échapper], … ). Les biens des collectivités religieuses furent déclarés "biens nationaux" et vendus pour subvenir aux besoins de l'Etat Français (ce qui a justifié que les traitements des prêtres aient été par la suite pris en charge par l'Etat Belge). Des édifices religieux (comme la cathédrale de Liège) furent démontés pierre par pierre pour être vendus. Le culte catholique fut persécuté, les prêtres furent l'objet de mesures vexatoires (telle le serment de haine à la royauté). Certains furent déportés ou expulsés, comme le cardinal de Franckenberg, archevêque de Malines, mort en 1804 à Breda.

Le Concordat de 1801 entre Napoléon et le pape Pie VII normalisa les relations entre l'Eglise et l'Etat. Le diocèse d'Anvers fut alors rattaché à celui de Malines. Et la province ecclésiastique de Malines fut constituée de tous les diocèses belges, abandonnant Bois-le-Duc et Ruremonde, et absorbant Liège. 1559 – 2009

En 1961 le diocèse d'Anvers fut recréé. En 1962 le cardinal Suenens réorganisa son archidiocèse, compte tenu de la diversité linguistique et des nouveaux problèmes pastoraux. Ainsi naquirent trois vicariats territoriaux [Brabant Flamand et Malines, Brabant Wallon, Bruxelles], dirigés chacun par un évêque auxiliaire, et trois vicariats sectoriels [Temporel, Vie Consacrée, Enseignement].

Comme le disent nos archevêque et évêques auxiliaires: "L'organisation de notre diocèse peut paraître complexe, mais sa signification est simple et profonde: une communauté de fidèles chrétiens en communion dans la foi et les sacrements avec leur évêque ordonné dans la succession apostolique."
[D'après, e.a., Pastoralia janv. 2009]


A l’occasion des 100 ans de la paroisse St-Julien.

Paru en janvier 2007  : 
Histoire de la paroisse Saint-Julien

Auderghem 2006

La paroisse Saint-Julien à Auderghem a été fondée par arrêté royal du 24 mai 1906 dans le quartier de la Chasse Royale à Auderghem. Ce quartier était en pleine expansion à cette époque. Le fondateur de la paroisse, Nestor Plissart (1846-1923), bourgmestre d’Etterbeek céda au profit de la future paroisse des terrains en vue de la construction de la première église paroissiale. Cette église construite en 1906 fut désaffectée en 1965. L’église actuelle fut consacrée par le cardinal Suenens le 1er mai 1965. Le territoire de la paroisse s’étend majoritairement sur la commune d’Auderghem et sur une partie de Woluwe-Saint-Pierre.

Première partie : saint Julien, 2ème évêque de Cuenca (1128-1208)

Le saint patron de la paroisse est un évêque espagnol qui vécut de 1128 à 1208. Après des études brillantes, il devint professeur à l’université de Palencia. A cette époque, il prend l’habitude de tresser de petits paniers d’osier qu’il remplit de vivres qu’il distribue aux pauvres. C’est d’ailleurs à cet attribut qu’on reconnaît les représentations de ce saint. Puis il éprouve le besoin de se retirer dans un lieu dénommé « La Semella » près de Burgos où il se prépare à la prêtrise. Il est ordonné en 1166 et commence une vie missionnaire à travers toute l’Espagne qui, faut-il le rappeler, à l’époque était divisée en deux parties : au Nord la partie chrétienne et au Sud des territoires occupés par les Maures qu’il connaissait bien pour avoir étudié le Coran et avoir suivi l’enseignement d’Averroès à Cordoue. En 1191, il est nommé archidiacre de la cathédrale de Tolède. Il est remarqué par le Roi Alphonse VIII de Castille qui en 1196, le propose comme deuxième évêque de Cuenca (ville située au Sud-Est de Madrid) et en juin de la même année, saint Julien est consacré évêque de cette ville. Dès la première année de son épiscopat, il fut confronté à une épidémie de peste et se dépensa sans compter pour tous, musulmans, juifs et chrétiens furent secourus avec la même sollicitude, ce qui lui valut l’appellation d’évêque humanitaire et charitable. Pendant ses rares moments de liberté, il continuait à fabriquer ses petits paniers d’osier comme au temps où il était étudiant à Palencia. On commença à les appliquer sur les pestiférés et à leur contact ils guérissaient tous chrétiens, musulmans et juifs. A la peste, succéda la famine l’année suivante. Le saint évêque fit distribuer le contenu de tous les greniers à blé épiscopaux et quand le jour tant redouté où les greniers furent vides arriva, saint Julien pria et Dieu l’entendit. Un troupeau d’ânes chargés de sacs de blé arriva aux granges de l’épiscopat et lorsque l’on eut déchargé les sacs, tous furent stupéfaits de voir disparaître le troupeau qui les avait apportés. Saint Julien comprit qu’il s’agissait de blé miraculeux et tombant à genoux remercia Dieu, source de tout bien. Quand la famine prit fin, il entreprit une sainte mission dans toute la région consacrant le vendredi aux musulmans pour lesquels il prêchait en maniant le Coran, le samedi il s’adressait aux juifs en s’aidant de l’Ancien Testament et les autres jours il les destinait aux chrétiens à qui il rendait la ferveur au moyen de sa prédication éloquente. Saint Julien mourut à Cuenca le 28 janvier 1208, date à laquelle l’église fête ce saint. Il fut canonisé par le Pape Clément VIII le 18 octobre 1594. Son reliquaire est conservé dans la chapelle du Transparent dans la cathédrale de Cuenca.

Seconde partie : la paroisse

100 ans de vie paroissiale sont évoqués dans cette partie. La fondation de la paroisse par la famille Plissart, l’évolution du territoire paroissial, une biographie des prêtres, diacres et animateurs pastoraux qui se sont succédé à Saint-Julien, l’histoire de l’église proprement dite de la construction de l’église provisoire (désaffectée en 1965) à l’église actuelle, la cure et l’école paroissiale, les fondations, les processions….

Mouvements paroissiaux traités dans l’ouvrage : Association des œuvres paroissiales, bibliothèque, centre de distribution de vivres, centre d’entraide, chiffonnière, chorales, confréries pieuses, conseil paroissial, consultation des nourrissons, Davidsfonds, décoration florale, équipe accueil, équipe pastorale, équipe liturgique, Fabrique d’Eglise, journal paroissial, le maillon, mouvements de jeunesse, le muguet, partage biblique, secrétariat paroissial, vie féminine, vie montante et visiteurs de malades.